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Expo Baume-les-messieurs


Exposition
au logis abbatial
de Baume-les-Messieurs
.
(39)
pour  le 1100e anniversaire
de la fondation de  l'abbaye de Cluny (71)
 Expositions visitables tous les jours
 jusqu'au 18 octobre 2009, de 11h à 18h.
 Entrée gratuite.
expositions proposées par le Conseil général du Jura :
 - "L'abbaye de Baume-les-Messieurs, mère de Cluny"
 - " Josette Coras / Baume-les-Messieurs : une rencontre",
 - installations
Isabelle Jobard "Le lien / le lieu"
Agnan Kroichvili "Une présence absente"
(également dans l'église abbatiale).
 






compléter la visite de ces expositions
par la visite guidée de l'abbaye
proposée par la commune de Baume.




Communiqué de presse


www.juramusees.fr

Parcours

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Avant



Ça coule de source                                                   06/09/2008 23h50

 

Ce jour-là, je m’étais réveillé tôt

Il faisait encore nuit noire, trop tôt.

Au second réveil

La journée semblait bien décidée d’une pluie battante

Déjà perdue d’avance.

Trop tard pour les mûres.

Je persistai quand même

Dans ma reconnaissance du buisson éteint

Du buisson malheureusement disparu.

Adieu mûres, vigne vierge,

Et ce fabuleux territoire aux mille espèces animales sauvages.

Encore une haie sacrifiée, encore une barrière naturelle en moins.

Et la pluie encore.

De retour, ça semblait parti pour la journée

Alerte orange depuis plusieurs jours

À se demander quand ça passerait au vert.

Les drains commençaient à saturer

Le chemin ressemblait à un torrent

Quelques barrages de fortune ne suffisaient plus.

Il fallait remonter plus haut, à la source

Pour comprendre qu’en amont

L’eau sortait, non de son lit mais de la route, du moins du fossé

Une buse bouchée et le tour est joué.

Ah oui ! fauchage raisonné, nature protégée

Du coup voici les abords des routes

Encombrés de feuilles mortes et autre détritus bien humains

Piégés par mille herbes folles.

Et nous voici à écoper l’eau qui envahit la cave.

Et l’on nous parle de catastrophes naturelles

Avec une gestion plus qu’hasardeuse, des écoulements

Avec une vigilance plus que douteuse, de l’environnement

Et du respect qu’il réclame.

Le  respect d’une nature maîtrisée de mains d’hommes

Depuis plusieurs siècles, avec bon sens

Et surtout observation

Des pans inclinés, des vents, des orientations, des déclinaisons

Bref, tout ce qu’on veut mettre à plat, aujourd’hui

Pour construire, pour détruire

Pour cultiver, pour exploiter jusqu'à épuisement des ressources

En attendant que ça repasse au rouge

Et que l’on cale définitivement

Sur un banc de sable, à sec

Pour avoir laissé filé

Ce qui ne demande qu’à être retenu, les leçons du passé.

Mais la transmission, n’est plus assurée

Si ce n’est par la nature qui ne cesse de le rappeler

Avec cette onde passagère

Pour nous remettre à niveau

Ça coule de source.

Inutile de déplacer des montagnes

Ça tombe à pic, à point nommé les responsables

Les aménageurs

Qui nagent en eaux troubles

À perte de vue, à perdre de vue

Le fond de leurs pensées.

                            

















Après


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Par l’écrit                                   30/31 juillet 2008


Après par l’émoi :                                                                                 

Par l’écrit

Écrit-parlé

Parlez et criez moins fort.

L’écrit reste dit-on dans le dicton

Figé, immuable.

Il est plus mouvant que les paroles qui s’envolent

Quand il n’est plus compréhensible

Compressible dirons-nous de manière plus contemporaine.

On se retrouve alors face à quelques incunables, inclassables

Lacunes comprises, pictogrammes et autres graffiti modernes

Lis tes ratures et autres grammaires anciennes,

En un mot contre écriture, « d’hier aux griffes » à aujourd’hui.

Des souvenirs de cahiers d’école et de quelques lignes supplémentaires

De vitre embuée et d’un geste machinal

Au revers de l’envers se découvrent

Traçant le paysage,

Transportant le corps,

Occupant le temps,

Imitant le bruissement du vent,

D’une couleur graphite à peine estompée.

Jouant avec la marge,

Recouvrant la vue de quelques roseaux

Se pliant sous le poids des plumes,

Suppliant sous le poids des ans,

Sans chercher à rompre avec la tradition

Accrochant une dernière fois le regard suspendu à ce mur

Déjouant notre mémoire délabrée

Cherchant l’Abécédaire des origines

Jusqu'à ce que la peinture cède le pas à l’écriture.

 

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