Bel an ou re bel an
Donne an ou gagne an
Il y en a pour plus d’une paire d’ans
De ces parts qui dissipent le présent.
Le grand uit
Arrive avec son h inspiré
En tête de gondole
Cette huitième lettre de l’alphabet
Lui étant rajouté au XIème siècle.
Nous voici bien vernis
Avec sa boucle en haut et sa boucle en bas
Qui nous rappellent d’autres sigles.
Renversé, il nous dirige
Tout droit, vers l’infini.- ∞ +
Et nous voilà tout juste à ses pieds
À 24, trois fois huit
De cet espace sans frontières de l’Europe
En cours de construction ou d’achèvement
Le destin du Kosovo nous le dira.
Ces trois huit qui font aussi 24 heures
Dure journée de labeur.
Écrit trois fois, côte à côte
Il désigne le fils
Assis à la droite du père, je crois.
Ce qui m’inquiète le plus,
C’est le 8/08/008
L’inauguration des jeux de Pékin
La crainte des répétitions sans doute.
À ce propos le 17 mars de cette année
Ça fera 6 ans, 6 mois et 6 jours
Et par 2 fois
Qu’ils abattirent les hauteurs de Manhattan
Cette odeur encore ou le souffle de la bête…
Ce H encore dressé comme deux tours
Qui préside l’horizon mais la haine aussi.
Ha ! L’hallali sonne
Ou ce n’est que son écho lancinant
Hypothèse hasardeuse
Attachée au graphisme de cette hyperbole
Hypothéquant l’avenir.
Hélas, par trois fois hélas, entre l’Histoire et l’Homme
Bien d’autres mots encore entachent notre mémoire.
On devrait en rester là, couper court
Mais tout ça coule de source
Et ne cesse de renaître
Comme l’hydre à sept têtes.