Je n’écrirai pas son nom
Pour le dernier en date.
Ce nom que je n’ai pas encore lu
Á la lumière du jour,
Ni à l’encre de l’imprimerie,
Qui rallonge le nombre
De ce sombre registre
Des marées noires.
Le temps s’écoule
Et la vie s’arrête
Pour quelques milliers d’oiseaux,
Recensement certain
De cette ombre nauséabonde.
Ces derniers temps
Les naufrages s’enchaînent
Sur gamme chromatique
Mer noire, Mer jaune.
Les appellations s’épellent
Volgoneft 248 déjà fait,
C’est le tour du Volgoneft 139
Prédiction des sinistres
Décroissance, croissance.
Un air de déjà vu
De nom de mauvaise compagnie
Qui s’énumère
Uranium 238 Uranium 239
Énergie incertaine
De source naturelle
Aux profits de l’humanité
Méfaits naturels
De par son utilisation.
On souhaiterait
Le numerus clausus
Mais on reste bouche bée
Béant de nos effrois
Bêta de ses affres de la mort affrétée
Hébété par nos effractions en pleine mer
Figure de proue sans S
Qui laisse chacun
Peu ou prou
Concerné
Par ces cortèges de suie
Périodiques
Sans suite et sans fin.
7/11 Cosco Busan,11/11 Volgoneft 139,7/12 Hebei Spirit
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